Mexique

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Jour 79 : 29 avril 2022

Mexico City

Départ de l’aéroport de Mexico City à 15h05 pour Los Angeles.

Suzanne va rester à Mexico quelques mois avant que je la retrouve pour de nouvelles aventures en Amérique centrale !

Nuit à Inglewood, près de LAX Airport.

 

Jour 78 : 28 avril 2022

Mexico City

Ce matin nous décidons de nous rendre au Muséum d’Anthropologie de Mexico afin de découvrir les cultures pré-hispaniques qui ont habité au Mexique avant l’arrivée des Espagnols ainsi que la vie des cultures indigènes qui sont encore très présentes au Mexique.

Ce musée a été inauguré en 1964 et accueille chaque année 2 millions de visiteurs. Par sa superficie, c’est le plus grand musée du continent américain. Il accueille certaines des pièces les plus importantes des civilisations olmèque, maya, de Teotihuacán, nahua, toltèque et bien sûr aztèque.

Nous déjeunons sur place. Le restaurant du musée propose des plats typiques, organisés par région.

En milieu de journée, nous poursuivons dans le parc de Chapultepec.

L’occasion de voir une démonstration de la danse du volador (Danza de los Voladores ou Palo Volador) qui est une cérémonie rituelle mexicaine d’origine mésoaméricaine. De nombreux peuples natifs la pratiquent pour manifester leur respect et leur union envers le monde spirituel. Je discute avec l’un des membres (25 ans de voltige) qui m’explique le rituel.

Au cours de la cérémonie, quatre jeunes hommes escaladent un tronc d’arbre de dix-huit à quarante mètres de haut, fraîchement coupé dans la forêt avec le pardon du dieu de la montagne. Un cinquième homme, le Caporal, se tient sur la plate-forme qui surplombe le poteau et de sa flûte et son tambour joue des airs en l’honneur du soleil, des quatre vents et de chacune des directions cardinales. Après cette invocation, les autres se jettent « dans le vide » depuis la plate-forme. Attachés à la plate-forme par de longues cordes, ils tournoient tandis que la corde se déroule, imitant le vol d’un oiseau et descendant progressivement jusqu’au sol. Chaque variante de la danse étant un moyen de faire revivre le mythe de la naissance de l’univers, la cérémonie rituelle des Voladores exprime la vision du monde et les valeurs de la communauté, facilite la communication avec les dieux et constitue un appel à la prospérité. Pour les danseurs et les nombreuses autres personnes qui participent à la spiritualité du rite en tant qu’observateurs, elle suscite un sentiment de fierté et de respect du patrimoine culturel de sa propre identité.

Nous repartons en fin de journée au centre de Mexico City où se trouve notre hôtel.

Demain, nous reprenons l’avion pour Los Angeles.

 

Jour 77 : 27 avril 2022

Guadalajara (Jalisco) – Mexico City
Nous partons vers 8h de Guadalajara.


Avant de reprendre le volant, je fais un dernier check up de Suzanne : depuis Phoenix, elle a consommé un litre d’huile et je dois compléter le liquide de refroidissement ce matin, elle en manque. Il faut dire que la journée d’hier a été rude pour la mécanique.
Quant au dernier calcul de consommation : 10L aux 100km, on est bien !
Environ 540 km nous séparent du centre ville de Mexico. Il faut 7-8h de route en comptant les arrêts. Le temps est toujours ensoleillé mais les températures sont plus fraîches. 26°C.
Cette dernière étape, bien que longue, se déroule bien. La voiture est en bonne forme et moi aussi.
Déjeuner au Bien Gusto sur le bord de la route.


La route est en bon état, il s’agit toujours de la 15.
Après la ville d’Atlacomulco, nous prenons la 55 vers Toluca, puis la 134D (nous grimperons jusqu’à 3120 m !) avant d’entrer dans l’immense ville de Mexico située à 2300 m et de ressentir très rapidement les effluves de la pollution urbaine de cette mégalopole de 18 millions d’habitants.


Nous avons rendez-vous à l’Ambassade de Singapour en plein centre, où nous attend Irène, la secrétaire de notre contact (Eduardo Henkel, Consul honoraire de Singapour, ami de l’ancienne Ambassadrice du Mexique à Paris avec laquelle je suis en relation) qui n’est pas là cette semaine.
Nous avons rendez-vous à 15h devant le portail.
Irène nous attend tout sourire et ravie de nous accueillir. Le chauffeur privé d’Eduardo, Ricardo, aussi.


Nous le suivons au garage d’Eduardo, où nous allons laisser Suzanne pour quelques mois, afin de laisser passer la saison des pluies qui va débuter dans le sud du pays.
L’équipe BMW / Subaru (Eduardo Henkel est le plus gros importateur de ces marques ici) nous fait un bon accueil. On nous indique rapidement où garer Suzanne.


Après un petit coup de polish sur Suzanne, nous débarquons nos affaires.
Suzanne sera sous bâche demain et entre de bonnes mains.
Ricardo nous amène ensuite à notre hôtel, conseillé par Irène, proche du centre historique de Mexico, à quelques minutes à pied de l’Alameda central et du Palacio de Bella Artes.


Nous allons rester deux nuits avant de prendre un avion pour Los Angeles vendredi et Paris samedi.
Dans la soirée, nous marchons dans les rues animées, notamment l’avenue Juarez. L’ambiance est décontractée et cela nous fait du bien après ces 5 derniers jours stressants et fatigants.

Nous rentrons juste avant un énorme orage qui s’abat sur la ville. C’est la première fois depuis que nous sommes partis de Los Angeles que nous avons de la pluie !
Dîner à l’hôtel.

Jour 76 : 26 avril 2022

Mazatlán (Sinaloa) – Guadalajara (Jalisco)
Levés vers 6h30.


Même rituel depuis la frontière de Nogales : déjeuner à 7h pour un départ prévu vers 7h45.
J’ai calculé 4,5 jours depuis Phoenix pour atteindre Mexico City.
Après le petit déjeuner, je ne me sens pas bien, je suis prise de nausées. La fatigue qui s’accumule depuis 1 mois, le stress de cette partie nord du Mexique qui est éprouvante etc …ce matin, je suis en vrac.


Sam décide de prendre le volant car nous devons impérativement être à Mexico City jeudi au plus tard et il reste 2 jours à plus de 7h de conduite avant d’arriver.
Après m’être soignée, je refais surface, mais je ne suis pas en capacité de conduire : Sam alignera 8h au volant. Merci Sam !
Il fait toujours chaud, en quittant Mazatlán, nous quittons la douceur océanique et nous retrouvons la chaleur sèche des terres. Ce qui nous donnera l’occasion d’apercevoir une belle trombe de poussière et de passer non loin de feux de forêts proches de l’autoroute, augmentant encore un peu plus la température ressentie.


A partir de Tepic, la route devient plus compliquée, elle traverse des paysages plus montagneux. Suzanne est mise à rude épreuve, nous devons ralentir pour la ménager. Le ventilateur électrique rajouté devant le radiateur est souvent sollicité pour redescendre Suzanne autour de 80°C.


Déjeuner sur le bord de la route : El Rosa de Zapota. Nous mangeons des Pupusas, spécialités salvadoriennes, très bonnes et pas chères : 2,5€ le déjeuner/personne !


17h30 arrivée dans Guadalajara, embouteillée.
Il nous faudra plus de 40 min pour atteindre notre hôtel.
Guadalajara se trouve dans l’Etat de Jalisco et est la ville la plus importante de l’ouest mexicain, plus de 1,5 millions d’habitants : elle est la capitale de la tequila (tirant son origine d’une ville éponyme avant Guadalajara) et des mariachis.
Elle est située dans la vallée d’Atemajac et culmine à environ 1500 m d’altitude.
Dîner : Trattoria de Guadalajara, un vieux restaurant italien du quartier où nous logeons ce soir : lasagnes et tiramisu.
Demain : Guadalajara – Mexico City

Jour 75 : 25 avril 2022

Navojoa (Sonora) – Mazatlan (Sinaloa)
Réveil 6h30.
Déjeuner 7h
Départ 7h45
Température attendue 36°C sur les ¾ du parcours, 26°C autour de Mazatlan, ville au bord de l’Océan Pacifique.
Nous continuons toujours vers le Sud, sur la route 15.
Au bout d’une quarantaine de kilomètres, nous nous faisons arrêter par les Narcoticos. Sorte de police que l’on pense anti drogue.
Malgré le petit effet de Suzanne, nous avons le droit à un lot de questions : qui ? quoi ? comment ? où ?
On nous laisse repartir …
Pendant 150 kilomètres, nous serons arrêtés ainsi 4 fois. Une situation stressante pour moi.
Nous savons qu’en entrant dans l’État du Sinaloa, les risques sont plus importants. La zone est orange sur France Diplomatie.
Nous ne ferons que passer.


Après plus de 6h30 de conduite et quasiment 580 km, nous arrivons à Mazatlan, une ville de plus de 500 000 habitants, fondée en 1531 et qui est le port le plus important du Mexique mais aussi un haut lieu prisé par les touristes.


Nous logeons face à la mer.


Repos bien mérité après cette dure journée où nous avons enregistré plus de 40°C.
Demain : la descente vers Mexico City se poursuit : Mazatlan – Guadalajara

Jour 74 : 24 avril 2022

Santa Ana – Navojoa

Soleil 36°C
Nous quittons le petit hôtel au bord (mais vraiment au bord) de la Panaméricaine, la route 15 au Mexique, vers 8h30.


Je fais le plein à la station la plus proche. Ici, il vaut mieux prévoir à l’avance, il y a peu de stations.
Les pompistes croient rêver lorsqu’ils aperçoivent Suzanne. Tous les appareils photos sont armés. Clac clac clac.
Il y en a même un qui décide de monter à bord pour mieux immortaliser le moment.


J’ai prévu de conduire environ 500 km aujourd’hui jusqu’à Navojoa toujours dans l’État de Sonora, où j’ai réservé un hôtel.
Arrêt à Hermosillo pour tirer de l’argent au distributeur…
Étonnant, le distributeur propose en option d’assurer votre liquide jusqu’à 3h après le retrait…
Ambiance…
On ne prend pas l’option, on essaie de se faire discrets (difficile avec Suzanne) et on file.
Déjeuner sur le bord de la route vers 13h.


Nous arrivons vers 15h45 à Navojoa.
5h de route sous une chaleur importante c’est suffisant pour Suzanne et bien évidemment, nous ne conduisons pas de nuit.
Je veille, depuis notre passage de la frontière du Mexique, à ce que les hôtels soient sécurisés et qu’il y ait de quoi se nourrir à l’intérieur. Nous ne sortons plus de l’hôtel une fois arrivés pour des raisons de sécurité.
Nous traversons des zones non touristiques et potentiellement dangereuses.


Globalement la route est en bon état.
Méfiance toujours avec les dos d’âne qui sont juste funestes et pas toujours indiqués de façon claire.
Pour faire simple, c’est comme ci sur l’A4 on vous collait un dos d’âne dès qu’une route croise l’autoroute ou qu’il y a des habitations.
Les dos d’âne provoquent le ralentissement forcé voire brutal des voitures et génèrent un vrai petit business permettant aux marchands à la sauvette de se faire quelques pesos, notamment avec la vente de billets de loterie.
La 15 ne bénéficie pas d’accotements : pas de glissière de sécurité, peu de marquages au sol. En fait, à côté de la bande d’arrêt d’urgence, il y a souvent 3-4m de précipice.
Nous sommes passés peu après un accident, on en a conclu que la moindre sortie de route ne pardonnerait pas.
Dîner à 18h.
Pâtes bolognaise
Demain : nous continuons la descente vers Mexico City : Navojoa – Mazatlan dans l’Etat du Sinaloa.

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