Qantas entre dans une nouvelle ère du vol long‑courrier : la compagnie a annoncé que les premiers vols sans escale entre Sydney et Londres (Heathrow) débuteront en octobre 2027, suivi peu après par une liaison directe vers New York (JFK). Cette ouverture marque l’aboutissement d’un projet de longue date et modifie profondément les options de voyage entre l’Australie et l’hémisphère nord.
La direction de Qantas a précisé mercredi, lors d’une cérémonie tenue près de Toulouse chez Airbus, que la mise en vente des billets est prévue pour février. Les départs réguliers vers Heathrow seront les premiers à être exploités, puis la compagnie activera la route vers JFK quelques semaines ou mois plus tard.
Un avion pensé pour l’exploit
Pour tenir ces distances, Airbus a développé la variante ultra‑longue portée de son A350, baptisée A350‑100ULR. Le premier exemplaire de cette version est sorti récemment de l’usine près de Toulouse et doit désormais subir plusieurs mois d’essais en vol avant de pouvoir entrer en service commercial avec Qantas.
Qantas a commandé douze de ces appareils et indique qu’elle pourrait ensuite ouvrir d’autres liaisons ultra‑longues depuis la côte est australienne, sans avoir encore arrêté la liste des destinations à venir.
Retour sur un objectif de dix ans
Le projet, connu sous le nom de Project Sunrise et lancé en 2017, visait à pousser les constructeurs à concevoir un avion capable de relier directement Sydney à Londres et New York avec une charge passagers complète. À l’époque, aucun avion de ligne standard n’était en mesure d’assurer ces trajects sans compromis, et Qantas avait réalisé en 2019 des vols « de recherche » à bord de Boeing 787 allégés, certains durant près de 19 heures, pour collecter des données opérationnelles et médicales.
La nouvelle génération d’A350‑ULR change la donne en termes d’autonomie, mais son exploitation implique encore de longues phases de certification et d’adaptation des procédures.
- Date de début annoncée : octobre 2027 pour Sydney–Heathrow.
- Mise en vente : billets attendus en février.
- Second axe : Sydney–New York (JFK) quelques temps après le lancement initial.
- Avion : Airbus A350‑100ULR, plusieurs mois d’essais à venir.
- Flotte commandée : 12 exemplaires ULR.
Pourquoi cela compte aujourd’hui : ces liaisons suppriment la contrainte des escales pour les voyageurs entre l’Australie et l’Europe/Amérique du Nord, réduisant le temps porte‑à‑porte et modifiant l’offre pour les passagers affaires et long séjour. Elles poseront aussi des enjeux opérationnels — gestion des équipages, créneaux dans les aéroports congestionnés et conditions de marché pour les billets premium — ainsi que des questions liées à la durabilité des vols ultra‑longs.
Les prochaines étapes à suivre sont claires : la série d’essais en vol de l’A350‑ULR, l’obtention des certifications nécessaires et l’ouverture commerciale des réservations. Pour les voyageurs concernés, l’annonce signifie surtout une nouvelle option directe qui pourra, à terme, simplifier fortement les liaisons entre l’Australie et les grands hubs occidentaux.
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Anaïs est une exploratrice moderne, toujours prête à s’envoler vers de nouveaux horizons et à livrer ses découvertes sur Terra America.